Mythologie(s) n°2

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Dans les débats qui agitent notre époque, les rapports entre religion et politique s’imposent, lancinants, dans les esprits agités. Les événements récents nous ont rappelé qu’une idéologie drapée en religion peut atteindre des sommets de brutalité quand elle s’enferme dans l’isthme d’une croyance sans avenir.

 

Pourtant, les Grecs n’étaient pas non plus étrangers à cette question, l’encens brûlait nuit et jour dans les lieux sacrés, mais, agissant en polythéistes pragmatiques, fins négociateurs des alliances avec les dieux, les Hellènes savaient honorer les puissances surnaturelles en retour d’une protection essentielle. Cette protection était celle de la cité. Les dieux se la disputaient, car il leur fallait séduire le peuple pour emporter son adhésion, devenir un élu, et profiter des louanges, des prières et des fêtes en un temple qui leur était dédié. Les plus beaux sites suscitèrent la jalousie, notamment celle de Poséidon vis-à-vis d’Athéna, choisie par Cécrops pour couvrir de son voile protecteur la cité attique.

 

Pourquoi le dieu de la mer n’a-t-il pas su séduire Athènes, voire Cnossos, sinon Troie, de puissantes cités au regard tourné vers le grand large ? Parce que l’eau est instable, comme le Nil des Pharaons ? Trouble comme le monde des sirènes ? Violente à la naissance de l’oeuf monde ? Ou imbuvable sauf à y naviguer dessus, comme le capitaine Haddock ? Ce composé ubiquitaire a pourtant des vertus. Les Grecs, ces adeptes de Dionysos, mettaient toujours de l’eau dans leur vin, non pour éviter l’ébriété, mais bien l’hybris, cette démesure animée d’une aveugle violence qui fait parfois croire que l’on s’exprime au nom des dieux ou d’un seul.

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